Elle a aussi découvert que non seulement il y a une extension de cette chambre mais une forme d’évaporation a été mise pour accélérer les procédures d’évaporation des eaux, des pompes pour lesquelles les déchets sont enfouis sous une grande bâche. Ce qui a amené la ministre à se poser les questions de savoir ce qui est fait des déchets demeurant en dessous et comment ils sont recyclés, etc.
A la Sonocc, deuxième étape, le constat a été le même. Après la visite guidée au hall du charbon, le directeur général de cette société qui emploie 266 Congolais a fait une brève présentation au cours d’une séance de travail.
La ministre a dit ne pas comprendre pourquoi cette société n’a jamais fait d’étude d’impact environnemental et social qui est l’une des premières obligations des entreprises qui s’installent au Congo, alors qu’elle a investi près de deux milliards cent millions francs FCFA pour aller vers un combustible qui n’est pratiquement plus utilisé dans toutes les sociétés qui concilient industrie cimentière et gestion durable. Ce montant, a-t-elle signifié, pouvait permettre d’avoir des installations qui concilieraient la gestion économique rentable avec un profit et la protection de l’environnement.
Dangote cement SA et Saris Congo dernière étape de la mission de terrain
A Dangote Cement SA, après avoir visité la carrière à deux kilomètres et demi de l’usine, de même que les entrepôts où sont gardés le charbon, le calcaire, l’argile, une sous-station électrique qui permet d’approvisionner toutes les machines, les deux parties ont entamé une séance de travail. Arlette Soudan-Nonault a fait savoir aux responsables de cette structure qu’ils ne peuvent plus aujourd’hui se développer sans la gestion environnementale, ce qui doit être l’un des piliers de leur entreprise. Pour aller à l’essentiel, elle leur a demandé de faire, dans les trois mois, l’audit environnemental pour une meilleure gestion.
Même chose à la société Saris où la ministre a fait savoir que la descente sur le terrain d’un ministre voudrait dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas, tout en signifiant sa déception pour l’absence des études environnementales que devaient en amont réaliser ces sociétés.
Le préfet du département de la Bouenza, Moukala Tchoumou, a remercié la ministre pour cet exercice qui a valeur pédagogique. « Nous avons noté votre autorité et votre grande volonté de ramener ces sociétés dans les normes. Nous prenons tout ce que vous avez dit comme étant des orientations pertinentes », a déclaré le préfet.
Source: www.adiac-congo.com