Bassin du Congo: les forêts naturelles pourraient disparaître d’ici à 2100

L’alerte a été donnée au terme d’une étude rendue publique en novembre 2018 par des chercheurs du département des sciences géographiques de l’université du Maryland, aux États-Unis, parue dans la revue Sciences Advance, indique le le site scidev,net.

L’étude portait sur les forêts naturelles de l’ensemble du Bassin du Congo. Sa conclusion se fonde sur l’analyse de données satellitaires chronologiques relevées entre 2000 et 2014.

Elle révèle notamment qu’entre 2000 et 2014, le massif forestier du Bassin du Congo a perdu 16,6 millions d’hectares, à cause principalement de l’action des petits exploitants qu’à celle des grandes compagnies. Les forets de la République démocratique du Congo (RDC) représentent 69,1% de cette surface, suivies de celles du Cameroun avec 9,9%; de la République du Congo 8,2%; de la Centrafrique 7,4%; du Gabon 4,7% et de la Guinée équatoriale 0,7%.

La superficie annuelle moyenne de forêts perdue par pays varie entre 8 000  hectares en Guinée équatoriale et 817 000 hectares en RDC. Selon les auteurs de l’enquête, cette déforestation rapide est due à la forte pression démographique et aussi au fait qu’un grand nombre de ménages ne vit que de l’exploitation des ressources de ces forêts.

Ainsi, soutient l’étude, 84% des perturbations forestières de la région sont dues au défrichement à petite échelle et non mécanisé de forêts. « Le défrichage de petits exploitants en République démocratique du Congo a représenté à lui seul près des deux tiers de la perte totale de forêts dans le bassin. L’abattage sélectif est le deuxième facteur de perturbation le plus important, représentant environ 10% de la superficie de perturbation forestière globale de la région et plus de 60% de la superficie de perturbation au Gabon. La perte de forêts due à l’exploitation agro-industriel le long de la côte du golfe de Guinée a plus que doublé au cours de la dernière moitié de la période étudiée. Le maintien de la couverture forestière naturelle dans le Bassin du Congo à l’avenir sera menacé par une multiplication par cinq de la population prévue d’ici  à 2100 et par l’exploitation du bois à l’échelle industrielle et du développement agricole à grande échelle dans les forêts anciennes restantes », précise l’étude.

A ce sujet, Alexandra Tyukavina, chercheuse associée à l’université du Maryland, explique dans une interview à SciDev.Net que l’exploitation forestière par les grandes entreprises est l’un des principaux facteurs de perte de forêts au Cameroun et en République du Congo mais pas dans tout le bassin. Néanmoins, elle souligne qu’en général, en Afrique centrale, les forêts ont toujours été défrichées principalement par les petits exploitants, contrairement à d’autres régions et pays comme le Brésil et l’Indonésie, où le défrichement à grande échelle des forêts industrielles est dominant. Bien plus, la chercheuse ajoute que la nouveauté de l’étude menée réside dans la quantification explicite des contributions de différents facteurs de perte de forêt pour la première fois pour l’ensemble du bassin, à l’aide de données de télédétection.

Source: www.adiac-congo.com

Tourisme: 1ère édition de la caravane de la Charte Africaine du Tourisme Durable et Responsable

les 14 et 15 Février 2019, brazzaville a abrité la 1ère édition de la caravane de la Charte Africaine du Tourisme Durable et Responsable.

Cette 1ère édition a connu la participation de :

  • Monsieur Zurab Pololikashvili, Secrétaire Général de l’Organisation Mondiale du Tourisme;
  • Madame Arlette Soudan-Nonault Ministre du Tourisme et l’Environnement du Congo;
  • Monsieur Mohammed MOHAMMED MSELLEK, Secrétaire Général du Tourisme, représentant le Ministre Marocain du Tourisme, du Transport Aérien, de l’Artisanat et de l’Economie Sociale;
  • Monsieur Anthony KWAKU OHEMENG-BOAMAH, Représentant Résident du PNUD, Coordonnateur du Système des Nations Unies au Congo ;
  • Monsieur Roger Christian OKEMBA, Administrateur-maire de la ville de Brazzaville;

Sous le haut patronage de Monsieur Firmin Ayessa, Vice-Premier Ministre.

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1ère Caravane de la Charte Africaine Tourisme Durable et Responsable 

14 Février 2019, sis au Radisson Blu M’bamou Palace

2ème PANEL

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1ère Caravane de la Charte Africaine du Tourisme Durable et Responsable

14 Février 2019, sis au Radisson Blu M’bamou Palace

1er panel

Charte africaine du tourisme durable et responsable : la première édition de la caravane lancée à Brazzaville

La cérémonie s’est déroulée, le 14 février, sous les auspices du vice-Premier ministre, Firmin Ayessa, qui avait à ses côtés le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Zurab Pololikashvili.

Le vice-Premier ministre, chargé de la Fonction publique, de la réforme de l’État, du travail et de la sécurité sociale a déclaré que le lancement de cette première édition de la caravane représentait un grand moment dans la restructuration des stratégies de développement du continent.

Expliquant les péripéties de la Charte africaine du tourisme durable et responsable, il a signifié que c’est en s’inspirant de l’expérience marocaine en la matière que vingt-six pays du continet se s’étaient réunis à Marrakech, le 10 novembre 2016, en marge de la COP 22, pour convenir de la signature de ce document. Celui-ci s’appuie sur les principes de sauvegarde et de valorisation du patrimoine naturel, de préservation du patrimoine culturel et de l’identité locale, d’intégration de l’économie locale et régionale, de diversification de l’offre touristique et de son insertion dans l’économie verte et durable, d’équité, d’éthique, de responsabilité sociale et de bonne gouvernance.

Pour sa part, la ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault, est convaincue que la caravane qui vient d’être lancée va pouvoir enfin faire bouger les lignes de la perception du développement du tourisme sur le continent. Car, a-t-elle insisté, le tourisme est un phénomène majeur de société, pas seulement en tant que fait économique de premier plan, mais aussi comme réalité socioculturelle d’envergure internationale, partie intégrante de cette fameuse mondialisation à laquelle tous sont confrontés.

« J’ose espérer, que la tenue de l’événement que constitue le lancement de cette caravane de la Charte africaine du tourisme durable et responsable à Brazzaville servira la cause africaine d’un tourisme plus humain et qui ne tienne pas compte que des gains économiques à très court terme. C’est ici que se pose le problème de rentabilisation du tourisme durable. A ce sujet, je dirai simplement que le tourisme durable est le meilleur gage d’une rentabilité durable, de par la reproduction de l’activité touristique elle-même, car il permet de préserver l’attractivité et donc le succès d’une destination », a souligné Arlette Soudan-Nonault.

Source: www.adiac-congo.com