Réunion du comité des Chefs d’Etat et de Gouvernements Africains sur les changements climatiques (CAHOSCC) : le Comité valide l’accréditation de la Commission Climat du Bassin du Congo auprès de l’Union Africaine

En marge du 35ème Sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine , s’est tenue ce jeudi, 6 février 2022 à Addis-Abeba, en Ethiopie, sous la présidence de son Excellence Cyril RAMAPHOSA, Président de la République Sud-africaine et Coordonnateur sortant du CAHOSCC, la réunion du Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement Africains sur le changement climatique.

Au cours de cette réunion tenue en mode hybride, l’engagement du Congo dans ses actions de plaidoyer politique n’a pas faibli. Ceci a été illustré par le message solennel lu par Madame Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du bassin du Congo, et Coordinatrice technique de la Commission Climat du bassin du Congo.

Prenant la parole au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, la Ministre a démontré l’importance des atouts sociaux économiques et environnementaux qui seront préservés durablement grâce à la création de la Commission du bassin du Congo sur le Climat.
« La création de la Commission Climat du bassin du Congo signe l’avènement d’une nouvelle Afrique, responsable qui prend son avenir économique, sociétal et climatique en main », a t-elle déclaré.

Poursuivant son plaidoyer, Madame la Ministre a sollicité, le soutien du Comité concernant le dossier relatif à l’accréditation de la Commission Climat du bassin du Congo auprès de l’Union Africaine .

Cette demande a été favorablement accueillie par le Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement qui se chargera du processus d’accréditation.

Une réponse positive, que la Ministre a jugée très encourageante , au regard du chemin parcouru jusqu’ici pour doter la Commission d’un statut juridique légal reconnu au niveau de l’Union Africaine.

La réunion du Comité a été également l’occasion de renouveler les instances dirigeantes du CAHOSCC. Ainsi, le Président Cyril RAMAPHOSA de la République Sud-africaine, Coordonnateur sortant du CAHOSCC, a passé le témoin à son homologue Kenyan, Son Excellence le President Uhuru Kenyatta.

Retrouvez :

Le Mot introductif de madame la Ministre de l’Environnement du Développement Durable et du Bassin du Congo, coordonnatrice technique de la commission Climat du Bassin du Congo

La Présentation de la Commission Climat Du Bassin Du Congo – CCBC

 

Developpement Durable : Signature officielle de l’atelier de démarrage du Projet Adapt’Action

Madame Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du bassin du Congo et Madame Anne-Claire MOUILLEZ, Représentante et Directrice du PAM au Congo ont procédé ce vendredi 4 février 2022, à la signature conjointe des invitations à l’atelier de démarrage du Projet  » Renforcement des capacités d’adaptation aux changements climatiques des communautés vulnérables vivant dans le bassin du fleuve du Congo ».

Dans la perspective de mise en oeuvre des mesures d’appui aux politiques nationales sur les questions climatiques, cette signature vient de sceller le démarrage du Projet adapt’Action prévu le 22 février 2022. Ce Projet salvateur et très attendu par les communautés locales s’inscrit dans le cadre des programmes et projets admis par le Fonds d’Adaptation de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Ayant une portée significative auprès des petits exploitants agricoles ( 70% des femmes en moyenne), et les populations autochtones, (44%), ce Projet vise l’amélioration de la résilience des populations en matière de sécurité alimentaire et de nutrition grâce aux mesures d’adaptation aux changements climatiques. il sera mis en oeuvre en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et impliquera plusieurs acteurs dont la société civile, les collectivités locales, les populations bénéficiaires…

Il sied de noter ici que le le lancement officiel de ce Projet avait déjà eu lieu à Brazzaville, en septembre 2021, sous la présidence de Madame la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable, et du bassin du Congo.

Environnement : l’Union Européenne veut un partenariat vert avec le Congo

Madame Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du bassin du Congo a reçu à son Cabinet de travail, ce vendredi 4 février 2022, une délégation de l’Union Européenne conduite par son Représentant, Son Excellence Giacomo DURAZZO.

Reconnaissant les richesses écologiques dont regorge le Bassin du Congo, Le Représentant de l’Union Européenne qui était accompagné de Monsieur Wolfgang KLAPPER, Ambassadeur d’Allemagne au Congo et de Madame Fabien MARIE, Représentante de l’Ambassadeur de France au Congo sont venus rencontrer la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du bassin du Congo pour parler de la tenue dans les prochains mois de la 15ème Conférence des Parties (COP 15) sur la biodiversité qui se tiendra à Kunming, en Chine. Pour l’Union Européenne, il est impératif pour elle d’accompagner le Congo dans sa politique de préservation de la biodiversité.

Pour ce faire, l’Union Européenne par la voie de son Représentant est venue à travers cette rencontre partager ses objectifs qui sont conformes à la volonté du chef de l’Etat congolais de préserver la biodiversité dans le Bassin du Congo. Aussi, pour Son Excellence Giacomo DURAZZO, la COP 15 sera un Sommet de rupture avec une déclaration politique différente des Sommets traditionnels. C’est pourquoi l’Union Européenne ne cesse de manifester sa volonté d’établir un nouveau cadre post 20-20 sur la diversité biologique.
Les attentes du Congo auprès de l’Union Européenne ont été aussi au cœur des échanges. Pour la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du bassin du Congo, la position du Congo est bien connue : être accompagné par les partenaires pour préserver la biodiversité à travers des projets bancables déjà identifiés.

Sur ce sujet, le Représentant de l’Union Européenne estime que l’appui de son organisation au Gouvernement congolais doit être basé sur un nouveau partenariat vert, essentiellement orienté vers la conservation de la biodiversité et la transition verte.

L’Ambassadeur de l’Allemagne a pour sa part confirmé la nécessité de bien coopérer pour accompagner le gouvernement congolais dans cette politique volontariste de préservation des écosystèmes.

A la fin de cet entretien , le Représentant de l’union Européenne et sa délégation ont promis d’organiser une autre rencontre au cours de laquelle seront examinés en profondeur les dossiers relatifs à la biodiversité en vue d’un meilleur accompagnement.

Développement Durable : La Chine apportera son appui au Congo dans le cadre de la COP 15 sur la biodiversité

Dans le cadre de la coopération bilatérale, le Congo et la Chine accordent un intérêt particulier aux questions liées à la Conservation de la biodiversité. C’est dans ce contexte que Madame Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du bassin du Congo, et Coordonnatrice du Fonds Bleu, a reçu en audience ce jeudi 3 février 2022, Son Excellence Ma FULIN, Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Congo.

Au cours de cette rencontre, les deux personnalités ont échangé sur les préparatifs de la 15ème Conférence des Parties (COP15) qui se tiendra du 28 avril au 08 mai 2022 à Kunming, en République Populaire de Chine.

A cet effet, Madame la Ministre a sollicité l’appui de la Chine pour accompagner le Congo dans sa politique de plaidoyer en termes de levées des Fonds pour financer les différents projets du Fonds bleu.

Cette sollicitation a reçu un écho favorable de la part de Son Excellence Ma FULIN, puisque la Chine, son pays vient de lancer, sous l’impulsion du président XI JINPING, l’initiative du Développement Vert. Cette initiative comportant neuf programmes, dont un programme spécial sur les changements climatiques, vise surtout les pays en voie de développement. Selon les propos de l’Ambassadeur de Chine, c’est une bonne opportunité pour le Congo, car son pays cherche à financer des projets dans le cadre de mise en œuvre de cette initiative.

Avant de se quitter, Madame la Ministre et son Hôte ont convenu de poursuivre les discussions plus approfondies en travaillant de concert avec les Experts techniques du ministère et ceux de l’ambassade de Chine.

Journée Mondiale des zones humides 2022 : Déclaration du Gouvernement lue par la Ministre Arlette SOUDAN-NONAULT

Télécharger la déclaration en cliquant ici

Mesdames/Messieurs,
Chers Compatriotes,

Il y’a 51 ans, le 2 février 1971 dans la ville iranienne de Ramsar , était adopté un traité international d’importance majeure pour notre planète : la convention pour la protection des zones humides .

Les zones humides sont tous ces lieux de contact entre la terre et l’eau : lacs , marais , tourbières, mangroves , étangs, bords des fleuves et des rivières, littoraux à demi immergés qui sont autant de lieux d’échange entre le monde aquatique et le monde terrestre, formant ainsi une biomasse de valeur exceptionnelle.

Exceptionnelle est bien le mot qui convient, car les zones humides ne sont pas seulement essentielles dans le cycle d’approvisionnement de l’humanité en eau propre, elles jouent aussi un rôle clé dans l’atténuation des risques naturels comme les inondations ainsi que dans le stockage du carbone dans les tourbières et les mangroves. Leurs sois gorgés d’eau sont également de très précieux réservoirs de biodiversité , près de 40% des espèces animales de la planètes y vivent ou s’y reproduisent , dont la moitié des oiseaux et les deux tiers de poissons.

Mesdames/Messieurs,
Chers Compatriotes

Malgré les grands progrès accomplis en matière de conservation et de protection, les zones humides restent malheureusement parmi les écosystèmes les plus menacés au monde. 64% d’entre elle ont disparu depuis un siècle et ces 20 dernières années elles ont diminué de 7% a un rythme trois fois supérieur à celui de la déforestation . Leur préservation se heurte aux besoins Économiques locaux, a la production agricole intensive, à l’urbanisation et à la surexploitation de leurs ressources en eau. Elle se heurte enfin à notre fâcheuse tendance à détruire tout ce qui nous gène: les mauvaises herbes, les oiseaux, les insectes pollinisateurs, les fossés naturels, les marais, les étendues d’eau en toute inconscience de leur rôle crucial d’amortisseur climatique .

Mesdames/Messieurs,
Chers Compatriotes

La République du Congo notre pays n’est pas à l’abri de toutes ces menaces. Nos zones de mangroves par exemple, qui ont perdu près de la moitié de leur superficie, doivent impérativement être restaurées, tout comme doivent êtres protégées dans leur intégrité les tourbières du Bassin du Congo, dont je rappelle qu’elles séquestrent deux fois plus de Carbonne que les forêts.Mais la République du Congo a un atout précieux: celui d’avoir à sa tête un écologiste engagé qui a fait de la protection de l’environnement une de ses priorités . Car c’est bien grâce à l’implication personnelle du Chef de l’État, Son Excellence le Président Denis SASSOU NGUESSO, que la convention de Ramsar a depuis 1998 inscrit 14 sites congolais sur la liste des zones humides d’importance Internationale et qu’elle s’apprête à en inscrire de nouveau. Du lac Télé au parc nationaux, des rapides du Djoué à la vallée du Niari, ces sites répertoriés concernent pour l’instant neuf de nos départements.Leur cartographie précise, ainsi que la réactualisation des données scientifiques, font parties des tâches auxquelles mon ministère s’est attelé .

Mesdames/Messieurs,
Chers Compatriotes,

Si les forêts et les tourbières du bassin du Congo sont les poumons du monde, les zones humides en sont en quelque sorte les reins. Les zones humides ne sont pas des places perdues, ni des espaces inutiles qu’il conviendrait d’assécher a des fins d’exploitation mercantile. Ce sont des réceptacles et des incubateurs de vie indispensables à la biodiversité et à l’équilibre climatique.

Leur protection nous incombe et pour cela, sachons réfléchir plus haut et plus loin que nous mêmes, pensons à nos enfants, ayant un rapport plus humble avec un environnement dont nous sommes les gardiens et non les propriétaires.

« Lorsque nous exploitons la création , nous détruisons le signe de l’amour de Dieu » a dit le pape François. De cette création, les zones humides sont une part essentielle. À nous de savoir les préserver .

Arlette SOUDAN-NONAULT